Vendredi, Septembre 10, 2010
   
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Le courrier du 27 août 2009

- | 27.08.2009 | 00:01

INITIATIVE D’ARTAGNAN

D’Artagnan dégaine!

A propos de l’article intitulé «Ça m’énerfe, le tube qui électrise la police unie» (24 heures du 14 août 2009):

Le site «police-unie» augure favorablement, de manière dynamique et intelligente, ce que sera la police unifiée certainement plébiscitée par le peuple vaudois. Voilà une manière «didactique», simplement de notre temps, pour ne pas dire moderne, de permettre à chacun d’«exprimer son vote en toute connaissance de cause». (Pardonnez-moi de paraphraser M. Tardy, président de l’Association des communes vaudoises, farouche opposant de cette police unifiée.)

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Affiches des flics «tolérées»

VAUD

Les affiches pour une police unie fleurissent sur les candélabres des routes cantonales. Mais aucune autorisation n’a été demandée.

«Cela ne peut pas être hors la loi, ce sont les mêmes procédés et endroits que ceux utilisés pour la campagne de Jacqueline de Quattro et Pascal Broulis au Conseil d’Etat», rigole Billy Warpelin, du Comité pour une police unifiée. Deux ministres par ailleurs opposés à cette initiative. «On a le droit hors des localités», estime Jean-Pierre Grin, ex-député et spécialiste en communication qui s’était occupé de la campagne de Broulis et de Quattro. «On tolère», lâche-t-on du bout des lèvres au Service des routes.

Source: 20minutes.ch
   

Campagne décalée et humoristique pour les partisans de la police unique vaudoise

Slogans au second degré, pastiche d’un clip tendance, les gendarmes partisans d’une seule police dans le canton de Vaud font preuve d’originalité

«Je hais les flics! Et si ça changeait?» Le slogan va bientôt s’afficher dans les rues des principales localités vaudoises. Et ce n’est pas le seul. Gageons que celui qui exhibe un préservatif déroulé sur la portion phallique d’une lettre «u» et qui clame: «Pour vous protéger, une seule suffit!», fera son petit effet. Une seule quoi? Une seule police, évidemment.

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Un rapport démonte l’épouvantail brandi contre la police unique

RÉPLIQUE | Une étude interne relativise le coût d’une fusion des polices pour les caisses de pensions communales.

© JEAN-BERNARD SIEBER / ARC | ​La ministre Jacqueline de Quattro a présenté en mars son projet de «polices coordonnées». A cette occasion déjà, elle avait considéré que la fusion des polices coûterait trop cher aux communes.


DANIEL AUDÉTAT | 16.06.2009 | 00:05

Il y a les grands principes. Et les tristes réalités. Aujourd’hui, le Grand Conseil pourrait passer assez rapidement des uns aux autres.

Un débat très attendu est à l’ordre du jour: quelle organisation donner à la sécurité publique dans le canton? Deux modèles s’affrontent. Celui de la «police unique». Et celui des «polices coordonnées».

La police unique, ne tarderont certainement pas à considérer ses adversaires, coûterait beaucoup trop cher aux communes. En cas de fusion, ces dernières devraient assumer la facture du transfert des agents qu’elles emploient de leurs caisses de pensions vers celle l’Etat. La pérennité des caissses communales pourrait même être menacée, vu le nombre des cotisants les quittant.

Cinq variantes
«Désinformation», conteste en substance le socialiste Pierre Zwahlen, rapporteur de la minorité de la commission parlementaire qui a planché sur la réforme policière. Le député se réfère à un rapport réalisé par le département de Jacqueline de Quattro en collaboration avec les responsables de la Caisse de pensions de l’Etat.

Selon ce document, remis à la commission à la fin de sa dernière séance, il existe au moins cinq variantes pour le transfert des agents. Certaines permettent de maintenir à titre transitoire dans leurs caisses d’origine tous les policiers, ou seulement ceux proches de la retraite. «Les effets financiers de la fusion des polices pourraient s’étendre ainsi sur une quarantaine d’années, de façon à épargner les caisses communales», considère Pierre Zwahlen, déterminé à ramener le débat du Grand Conseil dans le champ des bons principes.

Pas de fatalité
Rapporteur de la majorité de la commission parlementaire qui s’est prononcé en faveur de l’option «polices coordonnées», le popiste Bernard Borel en convient: «Il peut paraître choquant qu’un choix aussi essentiel soit subordonné à une réflexion aussi prosaïque. Mais il faut faire avec les réalités.»

Dès la présentation du protocole d’accord passé entre le gouvernement et les associations de communes pour des «polices coordonnées», le 20 mars, la conseillère d’Etat Jacqueline de Quattro avait annoncé la couleur: «La fusion serait d’un prix insupportable pour la commune de Lausanne.» Le syndic Daniel Brélaz n’a pas tardé à faire ses calculs: le libre passage de ses policiers vers la Caisse de pension de l’Etat de Vaud (CPEV) coûterait quelque 120 millions de francs à la Ville de Lausanne. Pour les autres communes, qui emploient 400 policiers, la facture est évaluée à 80 millions.

Mais ces estimations ne reposaient que sur un seul cas de figure: la reprise de tous les policiers par la CPEV. Devant le Grand Conseil, la ministre Jacqueline de Quattro devra sans doute admettre qu’il existe d’autres pistes. Et que le problème posé aux caisses de pensions par une fusion policière n’est pas forcément insoluble.

 

Source: 24 Heures

 

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