Vendredi, Septembre 10, 2010
   
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Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?

Deux points d’impôt en plus aux communes, sans possibilité de référendum, et deux points d’impôt en moins au canton: une opération blanche, nous disent les opposants à l’initiative d’Artagnan, celle dont le contribuable ne devrait pas voir la couleur…

En vérité, l’opération financière ne s’arrête pas en si bon chemin, car, en plus de la bascule des deux points d’impôt, 30 millions supplémentaires alimenteront le fonds de péréquation, et seront refacturés par le canton aux communes sans prestations ni compétences supplémentaires pour elles. C’est ainsi que la part du budget dévolue à l’autorité communale continuera à fondre comme neige au soleil. Il ne restera alors aux communes plus que leurs yeux pour pleurer sur une facture du canton qui ne cesse d’enfler.

Alors pourquoi, diable, continuer à alimenter la machine infernale à brasser les impôts? Le financement de la police unie se ferait sur une base simple et claire comme à Berne ou à Neuchâtel: les activités dévolues à la police cantonale sont financées par le budget cantonal, et celles qui découlent des besoins déterminés par les communes sont facturées aux communes. Pourquoi faire simple quand on peut faire brouillon?

Pour apporter une première réponse au manque d’effectifs en supprimant les redondances sur le terrain, pour boucher les trous dans le maillage du territoire vaudois, pour une vision globale de la sécurité du canton, et pour un financement sain de la réforme sécuritaire, je voterai oui à l’initiative.

Anne-Marie Dick,
Signy

Source: 24 Heures, courrier du 17.09.09

Votation du 27.09.09

Non: 54,26 % - Oui: 45,74 %

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