Dimanche, Février 05, 2012
   
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Oui à une police unie, proche, efficace

24 Heures, L'invité

Par Pierre Zwahlen*

Pierre Zwahlen

La sécurité des gens, des familles vaut bien une seule police, proche et efficace. Les cantons voisins suivent presque tous ce modèle: Genève, Neuchâtel, Berne et maintenant Fribourg.

 

Pour Vaud aussi, il est temps de mettre un terme aux querelles: dix corps de police entraînent du temps perdu, des doublons et des conflits de compétences. Les policiers des villes ne peuvent qu’établir les constats et enregistrer les plaintes. Unir les forces de sécurité permet de placer tous les agents sur un pied d’égalité, en renonçant à une police à deux ou plusieurs vitesses. Le canton disposera enfin de ressources mieux organisées contre les criminels.

Sinon, les agents de corps différents devront, lors de poursuites, continuer à suppléer au manque de système de communication commun par l’improvisation… ou par leur natel jusqu’à sortie du réseau! Autre situation: les agents municipaux recueillent le témoignage d’une victime de violences conjugales. Aujourd’hui, ces conflits ne relèvent pas de leur compétence. La police cantonale est appelée, pour que la victime, bouleversée, reprenne l’entier de son récit. Vaud peut vraiment s’épargner le parasitage de dix employeurs différents, dix états-majors, dix centrales téléphoniques, deux polices judiciaires.

Quelques élus locaux s’illusionnent toutefois sur la conduite de polices urbaines autonomes, quand la délinquance se joue des frontières comme des limites communales. A grands frais, plusieurs se servent de l’argent public pour financer la campagne de la désunion. Ils persistent, malgré l’avertissement, en juillet, de leur autorité de surveillance.

Leur argument principal est à la fois étranger à la sécurité et démenti par les experts. Complètement hors débat, des villes prétendent qu’une police unie met en danger leurs caisses de pension. C’est simplement faux.

En mai déjà, une étude a levé les doutes à cet égard. Rédigée en collaboration avec la direction de la Caisse de pensions de l’Etat de Vaud, l’étude présente les solutions qui empêchent toute liquidation partielle de la prévoyance professionnelle com-munale. Elle indique que les employés actuels des futures ex-polices municipales pourront demeurer dans leur caisse, en bénéficiant des mêmes prestations au sein d’une police unie (plan de prévoyance commun). Seuls les nouveaux agents seront affiliés à la caisse de l’Etat. Les responsables cantonaux n’ont pas contesté cette voie, exposée plusieurs fois durant les débats parlementaires. On espère donc davantage de modération de la part des syndics et des municipaux concernés.

Plus de quarante communes soutiennent déjà l’initiative pour une police unifiée. Beaucoup d’entre elles ont confié avec succès aux gendarmes les tâches de sécurité au service des habitants. Elles savent qu’une seule police ne sera pas plus forte, mais plus efficace pour les Vaudoises et Vaudois.

Les priorités énoncées début août par la cheffe du Département cantonal de la sécurité vont enfin dans ce sens: un code éthique fondera l’action de tous les agents et agentes, dans le respect des droits humains. Tout le monde y gagnera, sauf le crime. La police unie mérite notre oui lors de la votation du 27 septembre.

Note:* Coprésident du comité de soutien pour une police unie.

Source: 24 Heures du 07.09.2009

Votation du 27.09.09

Non: 54,26 % - Oui: 45,74 %

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