Dimanche, Février 05, 2012
   
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Les partisans de la police unifiée veulent que le peuple mette fin à «un bricolage»

20/08/2009

VAUD

La région de La Côte est représentée dans le comité de campagne par le syndic de Gland Gérald Cretegny, Billy Warpelin, de Tolochenaz, et le député de l'arrondissement de Nyon Mario-Charles Pertusio. (Isidore Raposo)
La région de La Côte est représentée dans le comité de campagne par le syndic de Gland Gérald Cretegny, Billy Warpelin, de Tolochenaz, et le député de l'arrondissement de Nyon Mario-Charles Pertusio. (Isidore Raposo)

Le comité de campagne a sonné la charge hier au cœur de Lausanne.
Le protocole d'accord démontre qu'on peut encore diviser pour régner. On régresse en transposant un modèle qui remonte au Sonderbund! Porte-parole des communes favorables à l'initiative D'Artagnan pour une police unifiée, Gérald Cretegny, syndic de Gland, résume le sentiment de tous ceux qui estiment que les tergiversations ont assez duré et qu'il faut faire le pas. Et le député d'Ecologie libérale Jacques-André Haury de renchérir en relevant qu'en 2006, le Conseil d'Etat s'était déclaré favorable à la police unique. Pour finalement proposer d'y renoncer pour l'instant pour des motifs politiques.

Et de lancer une torpille contre le contre-projet qui a pris la forme d'un protocole d'accord Canton-communes, qualifié de «bricolage» par les partisans de la police unique. En effet, seules dix communes conserveraient encore leur police municipale. Une perspective avec son lot de redondances et de gaspillages, affirment les membres du comité d'initiative.

S'ils n'ont pas l'avantage du nombre, les partisans de la police unique bénéficient d'un large soutien: des députés représentant pratiquement toutes les sensibilités politiques étaient présents hier à Lausanne, à l'occasion du lancement de la campagne en vue de la votation du 27 septembre prochain. Les initiants ont d'ailleurs choisi Le Pur, un établissement public symbolique au cœur du Flon, témoin du renouveau de la capitale vaudoise. C'est un endroit qui a une image moderne, un lieu de rencontres cosmopolite où se côtoient toutes les générations. Que la police unie suive le même chemin! a lancé Billy Warpelin, président du comité d'initiative.

Pour défendre sa position, rien ne vaut la pratique. Le syndic de Gland, qui a signé un contrat de prestations avec la Police cantonale l'an dernier, ne s'en mord pas les doigts: nous ne regrettons rien! Les communes fixent les objectifs prioritaires sur leur territoire. Et de tonner contre le contre-projet coûteux et compliqué.

Combattre les peurs

Les partisans de l'initiative réfutent l'argument selon lequel la police unie ferait entorse à la Constitution du point de vue de l'autonomie communale. Cette police offrira une palette de prestations que la commune pourra choisir de retrancher, relève le député libéral Patrick de Preux, auteur d'une motion pour une police unique, rejetée de peu par le Grand Conseil. Et d'affirmer que les communes exerceront une surveillance politique sur les prestations. Ces aspects-là seront réglés dans la loi. Il n'y a aucune antinomie avec la Constitution, ajoute ce partisan.

Autre argument rejeté avec virulence, la mise en danger des Caisses de pensions communales. Il n'y aura pas de liquidation partielle en cas d'acception de la police unique, affirme le député socialiste Pierre Zwahlen, se basant sur une étude prospective. En fait, les policiers pourraient bénéficier d'un plan de prévoyance unique tout en restant affiliés à leur caisse de pension actuelle.

Isidore Raposo

 

La votation aura lieu

Décidés à vaincre toutes les peurs, les partisans de la police unie ont confirmé qu’ils allaient déposer plainte auprès du Conseil d’Etat contre le financement de la campagne par les communes. Le député Patrick de Preux s’est toutefois voulu rassurant: nous ne demandons pas l’annulation du vote. Il faut toutefois que le Gouvernement se détermine sur les critères qui devraient être réunis pour qu’une commune engage l’argent du contribuable. Dans un souci de transparence, le comité d’initiative a révélé que son budget de campagne totalise 120000 francs. C’est moins que le montant engagé par la seule commune de Lausanne pour combattre l’initiative. Mais l’Association du personnel de la Gendarmerie vaudoise (APGV), qui est à l’origine de l’initiative, bénéficie du soutien de nombreuses personnalités et le matériel publicitaire présenté hier ne manquera pas d’attirer l’attention. De même que le site internet www.police-unie.ch.

Source: La Côte

 

Votation du 27.09.09

Non: 54,26 % - Oui: 45,74 %

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