Mercredi, Mars 10, 2010
   
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Les arguments en faveur d'une Police Unie

Les frontières communales n’ont plus de sens en matière de sécurité et de lutte contre la délinquance
Le crime ne connaît pas de frontières, les vols, les bagarres, les déprédations non plus. Pourtant, nos policiers cantonaux et municipaux discutent aujourd’hui encore de leurs compétences respectives et travaillent chacun dans leur coin : une situation moyenâgeuse qui profite à qui ?

Il est urgent de s’adapter au monde moderne, surtout en matière de sécurité
A l’ère du numérique, des polices municipales voient encore leur accès à l’information limité. Il est grand temps de leur donner des compétences identiques à celles des gendarmes dans le cadre d’une police unie, efficace, bien dirigée, moderne, qui pourra faire face à l’évolution de la criminalité.

Le Gouvernement le dit lui-même : la situation actuelle ne peut pas durer ! Et d'ajouter que, d'un point de vue opérationnel, la police unifiée est la meilleure solution.

Il y a 18 ans qu’on en parle : c’est le moment d’évoluer !

Le canton a essuyé un échec avec Police 2000, a discuté d’une police unique, d’une police coordonnée, et vous propose aujourd’hui une demi-mesure sous la forme d’une nouvelle tentative de «coordination», d’avance vouée à l’échec. Ça sent à nouveau les discussions sans fin, la paperasse, les conflits latents dus à un projet technocratique… Pour finalement accoucher d’une souris ? Il faut mettre un point final à ces tergiversations successives qui ont déjà coûté des millions aux contribuables.

Gendarmes et policiers ont les mêmes uniformes, suivent la même école de police : pourquoi attendre encore pour les réunir ? Votons pour une police unie !

La police « de proximité » doit être renforcée.

La police n’a pas qu’une mission de répression. Elle est au service de la population, qui peut compter sur elle en toutes circonstances et le pourra encore mieux avec une police unie. Un seul contact suffira, au lieu des va-et-vient actuels entre les différents corps de police. En fait, les gendarmes comme les policiers sont tous bien intégrés dans leur canton et dans leur communauté locale.

La police unie n’entraînera pas de chambardement : on gardera tout ce qui marche et on évitera tous les défauts, les doublons, le gaspillage.


Prenons l’exemple de la création de Police Riviera (fusion de 10 polices communales) : une belle réunion des forces. Avec une police unie, cela restera acquis : les policiers resteront en place, mais ils auront simplement plus de compétences pour éviter de coûteux doublons.
D’ailleurs, la police cantonale est déjà présente dans toutes les communes vaudoises, notamment pour des tâches de proximité, en collaboration avec les communes. Et ça fonctionne !

Moins de gaspillage, moins de fonctionnaires à double!

Plusieurs localités ont deux bureaux de police : un pour la gendarmerie et un pour la police municipale. Chacun avec leur réception, leur secrétariat, leurs plantons, leur administration, leur équipement. Quel gâchis ! Quelles économies on pourrait faire en unissant toutes ces forces ! Et avec une bien meilleure efficacité ! Aujourd’hui, dès qu’un délit dépasse leurs prérogatives, les policiers communaux doivent faire appel aux gendarmes : c’est une perte de temps et d’efficacité.

La guéguerre des polices : ça suffit !
Votons pour une police unie pour mettre un terme aux histoires sans fin de compétences entre communes et canton qui nous pourrissent la vie, coûtent de l’argent et empêchent un travail efficace. Seule une police unie pourra vraiment y parvenir.

Neuchâtel, Berne et Fribourg l’ont fait avec succès : pourquoi pas nous ?

Ce que les Fribourgeois, les Bernois ou les Neuchâtelois (qui ont vu leur facture de police baisser) ont réussi brillamment, pourquoi les Vaudois ne le réussiraient-ils pas ? Doivent-ils toujours être en retard sur leurs voisins ?

Quelques exemples de ce qu’on ne verra plus avec une police unie :

• Accident de circulation à la frontière de deux communes. Les policiers municipaux ne peuvent régler le constat sur un lieu distant de quelques mètres de leur territoire. Ils appellent la gendarmerie pour reprendre l'affaire. Un précieux temps perdu !

• Une voiture est volée à Nyon : la police municipale enregistre la plainte. Le lendemain, la voiture est retrouvée. Les policiers municipaux ne sont pas habilités à restituer ce véhicule ; c'est donc la gendarmerie qui doit être appelée. Avec une police unie, on aura un seul intervenant qui agira avec plus d’efficacité.

•  Pour faire face à la montée de l’insécurité, Lausanne, Prilly et Yverdon-les-Bains ont engagé des agents privés, en plus des agents municipaux. Est-ce bien le rôle de sociétés privées d’assumer ces taches de proximité ?

•  Une femme est victime de violence conjugale. La police municipale, dépêchée sur place, recueille les premières auditions, avant de faire appel à la gendarmerie, seule habilitée à traiter ce type d’affaires. La femme battue doit re-expliquer les violences dont elle a été victime : pénible pour elle, déjà suffisamment perturbée.

L’argent public est gaspillé dans la situation actuelle

Trouvez-vous normal que le canton se paye le luxe de dix centrales téléphoniques, dix Etats-majors, deux polices judiciaires et deux groupes d'intervention ?

Il est fréquent qu’un policier municipal quitte sa commune pour aller dans une autre qui le paie mieux. Cette surenchère des salaires, qui la paie, sinon les contribuables?

Une police unie mettra fin à ces disparités et sera un rempart efficace contre les abus de pouvoir: vous y gagnerez, avec un meilleur respect de vos droits.

Nous méritons une police plus simple, plus efficace, plus juste et plus économique ! Oui à l'Initiative pour une Police Unie !

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