1) Pourquoi est-ce les gendarmes qui ont lancé cette initiative ?
Lassés par 18 ans de tergiversations politiques, par une guerre des polices savamment entretenue par les tenants d'une organisation policière désuète, les membres de l'Association du personnel de la Gendarmerie vaudoise ont décidé de faire entendre leur voix pour se pose en rassembleurs des policiers vaudois et leur proposer un avenir professionnel meilleur dans une organisation cohérente, transparente et efficace.
2) J’ai entendu dire que votre initiative était extrémiste, qu’en est-il ?
L'initiative n'est pas extrémiste, mais réaliste. L'extrémisme consiste à user de moyens immodérés pour atteindre un but politique. Il n'est pas immodéré d'utiliser les voies démocratiques, notamment la possibilité d'initiative largement utilisée par de nombreux mouvements pour atteindre leurs buts.
En revanche, il est immodéré et probablement extrémiste d'affirmer, ainsi que le font les partisans du non, que les membres de la Police cantonale sont incapables d'effectuer tel ou tel travail de police (la proximité par exemple). Les mensonges et la manipulation des citoyens pour atteindre un but politique constituent assurément un forme avérée d'extrémisme.
3) On entend que les Caisses de pension communales devront payer très cher le passage « au canton ». Qu’en pensez-vous?
Le protocole d'accord négocié par le Conseil d'Etat avec l'UCV découle de la motion de l'ex-députée Josiane Aubert. Comme elle le souhaitait, l'un des objectifs du protocole d'accord est d'harmoniser les statuts de tous les policiers vaudois. Il s'agira de régler les aspects salariaux, mais aussi les conditions des caisses de pension. Dès lors, quel que soit le choix du peuple vaudois le 27 septembre, la problématique des caisses de pension sera exactement identique et devra trouver une solution dont les coûts seront évidemment les mêmes.
4) Les polices municipales prétendent qu’en cas de OUI, on va perdre la police dite de proximité ? Est-ce vrai ?
L'initiative, exprimée en termes généraux, ne fixe pas comment les choses devront se faire. Toutefois, les initiants ne peuvent imaginer une police unie sans utiliser toutes les compétences policières à disposition. Ainsi, les policiers oeuvrant actuellement en proximité continueront à le faire en restant basés dans les mêmes postes de police, en s'accordant avec les autorités municipales pour leurs objectifs sécuritaires et en maintenant les effectifs nécessaires.
Le nouveau policier de proximité, appuyé par une organisation polyvalente, pourra faire appel en tout temps à des renforts dans tous les domaines nécessaires à la résolution des problèmes rencontrés par les citoyens et leurs autorités. D'un claquement de doigt, il obtiendra l'appui de la brigade des stupéfiants, de celle de mineurs, des spécialistes de la prévention dans les écoles, etc. etc. Le policier de proximité ne sera désormais plus seul.
5) Vos opposants disent qu’en cas de OUI, les communes n’auront plus rien à dire. Qu’en est-il ?
Les contrats de prestations actuellement en vigueur avec une soixantaine de communes vaudoises prouvent le contraire. Quelque 120'000 habitants en bénéficient à satisfaction.
6) Vous dites que l’acceptation de votre initiative va améliorer la sécurité des Vaudois. Pourquoi ?
D'accidentellement coordonnés, comme le sont les nombreux corps de police aujourd'hui, ils deviendront enfin réellement coordonnés et pourront mener leurs actions avec une meilleure souplesse, sans limites territoriales ou administratives. Le protocole d'accord du Conseil d'Etat et l'UCV, au contraire, ne change rien à la situation actuelle et n'apportera pas cette souplesse.
7) On dit qu’en cas de OUI, les impôts vont augmenter. Est-ce exact ?
Chaque policier coûte aujourd'hui environ 170'000.-, avec son salaire, son matériel, ses locaux, ses véhicules, ses armes, sa formation, son encadrement, etc. Les 1800 policiers de nos trop nombreux corps de police coûtent aujourd'hui un total de 307 millions. Demain, ces mêmes 1800 policiers coûteront le même prix. L'élimination des états-majors redondants, des centraux téléphoniques non connectés, des structures d'encadrement multiples, permettra soit d'économiser des fonds, soit de replacer dans le terrain des policiers sortis des back offices.
Donc, les impôts n'ont aucune raison d'augmenter.
8) Vous affirmez qu’il y a actuellement, avec les polices municipales et cantonales, de nombreux doublons, soit du gaspillage. Quel est votre raisonnement ?
A part les états-majors, les centraux téléphoniques, les back-offices, c'est sur le terrain que les doublons sont à la vue du citoyen contribuable. En effet, à cause des limites territoriales, administratives et légales que le protocole d'accord ne veut pas éliminer, on continuera de voir des patrouilles de police municipale intervenir sur les lieux d'un événement et faire ce que le citoyen impliqué a déjà fait : appeler la police, en l'occurrence la Police cantonale! Ces doublons sont ridicules et doivent absolument disparaître pour la crédibilité même des policiers.
9) Neuchâtel, Berne et Fribourg ont réalisé une police unique. Est-ce un succès ?
Dans ces cantons, le Grand Conseil a choisi clairement la police unique sur proposition du Conseil d'Etat (à Berne, le peuple a accepté la réforme à 79%). Cette légitimité politique a favorisé le mouvement qui s'est réalisé en bonne intelligence avec tous les partenaires...
D'Artagnan était l'opération ayant mené à l'aboutissement de l'initiative populaire signés par plus de 20'000 personnes ; un record en la matière ! En vue de la votation populaire choisie par le Grand Conseil vaudois un message adapté devait être donné : la police unie. Enfin unie !
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Votation du 27.09.09
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