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sécurité ≠ judiciaire, selon les communes.
message posté depuis Samedi, 26 Septembre 2009 par P.-A. Devaud
modifié depuis: Samedi, 26 Septembre 2009
Récemment, un policier municipal me disait « yaka nous donner la catégorie 5 !"
En dehors de l'impossibilité pure et simple de diligenter une enquête pénale tout en étant coincé entre des frontières communales, il y a une chose qu’il me paraît important de préciser : je peux comprendre que les policiers municipaux aient envie des plus de compétences en matière judiciaire. Mais, est-ce bien le cas des communes qui les paient ? Je m’explique : si des communes paient des policiers tout en disant que seule une police dirigée par des autorités locales peut assurer une police de proximité de qualité, c’est justement pour que cette police puisse être envoyée à tel ou tel endroit pour prévenir telle ou telle nuisance, ce que je peux également comprendre. Ça, c’est le rôle de la police selon les communes. Mais, le rôle de la police, justement, ne s’arrête pas là. Par exemple, l’organisation dont dépendent les policiers de Vevey ou Montreux s’appelle « sécurité Riviera » et pas « enquêtes pénales Riviera ». Si les communes qui les emploient ont négocié un protocole d’accord avec la cheffe du DSE qui leur assure de conserver le socle de sécurité de base (intervention 24/24), sans opération d’enquête, ça n’est pas un hasard : c’est ce qui intéresse les communes en priorité ! Ces communes n’ont aucun intérêt à ce qu’ils s’occupent de la totalité d’une affaire. Quand elles disent dans leur dépliant « non » que la police est bien organisée actuellement, je les comprends. Ça les arrange parfaitement que leurs agents remettent la suite d’une affaire aux gendarmes, car ça leur permet de retourner dans le terrain pour y produire ce pourquoi elles les paient…. De la sécurité ! Raison pour laquelle elles disent que la police est bien organisée actuellement. Une enquête pénale, ce n’est pas de la sécurité, le délit ayant déjà été commis. Une catégorie 5 impliquerait que, sur la Riviera par exemple, la police municipale reprenne toutes les activités des postes de gendarmerie de Vevey et de Montreux. Et ça, les communes n’en voudront jamais, car ça équivaudrait à payer des gens qui ne sont pas dans le terrain à produire de la sécurité. Et les communes se moquent que des aspirations de leurs policiers à plus de prérogatives, ce qui les préoccupe, c’est la visibilité d’une police qu’on peut modeler à volo pour « faire bien » devant le citoyen. Je le répète, le rôle de la police ne s’arrête pas là. Pour rappel, les contraintes liées à Schengen et à CODEX sont tout simplement passées sous silence dans l’argumentaire des communes et ça n’est pas non plus un hasard.
En dehors de l'impossibilité pure et simple de diligenter une enquête pénale tout en étant coincé entre des frontières communales, il y a une chose qu’il me paraît important de préciser : je peux comprendre que les policiers municipaux aient envie des plus de compétences en matière judiciaire. Mais, est-ce bien le cas des communes qui les paient ? Je m’explique : si des communes paient des policiers tout en disant que seule une police dirigée par des autorités locales peut assurer une police de proximité de qualité, c’est justement pour que cette police puisse être envoyée à tel ou tel endroit pour prévenir telle ou telle nuisance, ce que je peux également comprendre. Ça, c’est le rôle de la police selon les communes. Mais, le rôle de la police, justement, ne s’arrête pas là. Par exemple, l’organisation dont dépendent les policiers de Vevey ou Montreux s’appelle « sécurité Riviera » et pas « enquêtes pénales Riviera ». Si les communes qui les emploient ont négocié un protocole d’accord avec la cheffe du DSE qui leur assure de conserver le socle de sécurité de base (intervention 24/24), sans opération d’enquête, ça n’est pas un hasard : c’est ce qui intéresse les communes en priorité ! Ces communes n’ont aucun intérêt à ce qu’ils s’occupent de la totalité d’une affaire. Quand elles disent dans leur dépliant « non » que la police est bien organisée actuellement, je les comprends. Ça les arrange parfaitement que leurs agents remettent la suite d’une affaire aux gendarmes, car ça leur permet de retourner dans le terrain pour y produire ce pourquoi elles les paient…. De la sécurité ! Raison pour laquelle elles disent que la police est bien organisée actuellement. Une enquête pénale, ce n’est pas de la sécurité, le délit ayant déjà été commis. Une catégorie 5 impliquerait que, sur la Riviera par exemple, la police municipale reprenne toutes les activités des postes de gendarmerie de Vevey et de Montreux. Et ça, les communes n’en voudront jamais, car ça équivaudrait à payer des gens qui ne sont pas dans le terrain à produire de la sécurité. Et les communes se moquent que des aspirations de leurs policiers à plus de prérogatives, ce qui les préoccupe, c’est la visibilité d’une police qu’on peut modeler à volo pour « faire bien » devant le citoyen. Je le répète, le rôle de la police ne s’arrête pas là. Pour rappel, les contraintes liées à Schengen et à CODEX sont tout simplement passées sous silence dans l’argumentaire des communes et ça n’est pas non plus un hasard.
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